Défibrillateur Semi Automatique

Notre commune va disposer d’un Défibrillateur Semi-Automatique (DSA). Ça n’est pas là le signe d’un enrichissement subit ni un élément décoratif à la mode, mais un dispositif désormais obligatoire dans les lieux recevant du public, à la disposition des citoyens, dans le but de pratiquer si nécessaire un ‘’choc électrique’’ à une victime d’arrêt cardiaque.

Chaque année en France, environ 50 000 personnes décèdent d’un malaise cardiaque avec arrêt du cœur et l’utilisation précoce, adéquate de cet appareil peut en sauver facilement un certain nombre.

Dans ces circonstances, le facteur temps est capital puisque chaque minute perdue diminue les chances de survie de 10 %. Tout se joue donc dans les dix premières minutes.

Pour cette raison, la mise à disposition des défibrillateurs se développe depuis quelques années partout où il y a du public et donc des personnes susceptibles de faire ce genre de malaise : gares, aéroports, grands magasins, postes, banques, salles de spectacle, rues passantes, salles de sport, association regroupant des sujets à risque …

Un défibrillateur comporte une réserve d’énergie (piles, batterie) susceptible de charger à la demande un condensateur permettant de délivrer une décharge électrique (qu’on appelle choc électrique, défibrillation, ou cardioversion) par l’intermédiaire de deux électrodes qui sont collées sur la peau du thorax de la victime.

On distingue globalement trois types d’appareils :

  1. Le défibrillateur manuel : utilisé en milieu médicalisé. Le responsable soignant prescrit le geste et l’équipe met la procédure en œuvre.
  2. Le défibrillateur automatique implanté DAI : un petit dispositif greffé à demeure sous la peau du patient à risque détecte et corrige automatiquement les anomalies.
  3. Le défibrillateur semi-automatique DSA, celui qui nous intéresse : L’appareil relié à la victime par un témoin, analyse la situation et propose la marche à suivre. C’est donc un fonctionnement en binôme ‘’témoin sauveteur – DSA’’, chacun ayant son rôle et restant à sa place.

Ceci implique que pour compléter le binôme, il faut un maximum de personnes capables de jouer le rôle du sauveteur. On estime que dans une population il faudrait 20% de gens capables de mettre en œuvre le DSA pour obtenir le rendement optimal du système.

Beaucoup n’osent pas ou ont peur d’utiliser l’appareil, peur de mal faire ou de faire mal … C’est très compréhensible, car ça parait être un outil hostile.

Pourtant une information de base est possible, rapide, facile, plutôt ludique, en tout cas instructive et très utile pour nos concitoyens et la santé publique. Ces formations seront dispensées consécutivement à l’installation du D.S.A. et dès que les conditions sanitaires nous le permettrons.

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